lundi 15 octobre 2018

LA "NOUVELLE MOSCOU", Russie 2.



 Chaque « tsar » à construit son empire urbain: la capitale est sa ville.
Au féminin, la capitale, car nos charmantes guides, héroïques et francophones, apposaient un article devant le nom des villes, soit donc La Moskva de Vladimir,  deux mois après le foot, un tour du touriste.


Boulevard 2018.

Quatorze ans après une visite rapide, des quartiers méconnaissables : des années de travaux pour élargir les boulevards; autant de désagréments pour les citoyens. Non sans l’aide de tous les financements étrangers et de designers très connus.

 "Le nouveau Moscou", Youri Pimenov, 1937.
Les deux hôtels staliniens, Ukraine et Leningrad sont désormais, Hilton et Radisson. 

Au hasard d’une salle de la Galerie Tetriakov, une toile  
« Le nouveau Moscou »  de 1937, d’un certain Youri Pimenov; 
même point de vue qu’une photo, prise du bus au hasard aussi. 

En regardant bien, le bâtiment du Parti est maintenant une banque. 
et l’esthétique, même «réaliste»,  est très américaine.  La décapotable sert au peintre à valoriser le plan Stalinien dans plusieurs autres tableaux.







C’est quand même un peu plus encombré. De fils de tram et des files de voitures. ou alors vide et sous bâche, en trompe-l'oeil. les Lada ont disparu, les allemandes de luxe les ont remplacées.


Sur les quais, des usines propres.


Zones piétonnes, avec bancs sur des points de vue (pour touristes, garanties sans SDF)

Des vues sur les "emballages" de tous les clochers en restauration comme autant de fusées pour une nouvelle conquête de l’espace. 


"Collector"


















Comme dans le film « Un Nouveau Russe », de Pavel Lounguine, le capitalisme des oligarques a fini de renverser toute illusion démocratique. Et dans les boutiques pour touristes, les «matriochkas » des « présidents », sorties lors de la première prise de pouvoir  de Vladimir, en 2000, ont disparu des rayons. Chercher dans les brocantes.


E.S Sorokin: La ruine, 1882,  Galerie Tretriakov
En revoyant le film Leviathan de  Zviaguintsev  2014, la ruine des classes moyennes n'est pas sans rapport avec la corruption des élus et leur collusion avec le pouvoir religieux. 
Si nos interlocutrices ne partageaient pas les mêmes idées politiques (qu’elles osaient exprimer, une première dans le tourisme !) le constat concordait : 
On est riche à Moscou, salaires doubles de ceux de St Petersbourg, plus encore dans le reste du pays, les campagnes dans la misère -vues à la télé.  
_à condition de ne pas être retraité,  et /ou de pouvoir cumuler plusieurs emplois dans le privé. 
La population n’a pas du tout aimé l’annonce de l’augmentation de l’âge de retraite. Un sujet commun  d’actualité : (avec les Bleus /blanc rouge).


Jour de fête à Moscou




871 è anniversaire de la fondation de la ville :   qui n’est pas un compte rond mais tombe après la Coupe:
des drapeaux, des oriflammes , des coeurs : 
I LOVE Moscou.  
    "nravitsa MoCkBa"





certains sont installés en permanence sur quelques places. en attendant les fleurs. 



Le Christ-Sauveur.






Animations et concerts:
 ainsi devant l’incroyable Cathédrale du Sauveur, le choeur de diacres (une armée blanche) suivi d'un concert de carillon.


La cathédrale est maintenant accessible par un  nouveau pont  piétonnier très XIXè; avec vue 
sur "Octobre rouge",
(la chocolaterie) et le voilier de Pierre le grand, et de l'autre côté sur le Kremlin.
Le centre de la ville étant interdit aux bus, les deux jours de visite se sont transformés en marathon. Découverte érudite de nombre d’églises, et dans les stations de métro le parcours du combattant.





Encore Youri Pimenov, 1961: total "fake-propagande".


D’un centre ancien aux périphéries.











Verra-t-on la place Rouge sans les échafaudages qui président aux défilés militaires ?? Déjà en 2004. Façon d’occulter le mausolée de Lenine, que l’on observe mieux depuis l’étage du Goum.




















Lequel Goum, qui exposait déjà des marques françaises de luxe est envahi par la marque Bulgari,qui sponsorise aussi l’installation des décors du parc VDNKh.(chap.3).  Des vélos..
Bientôt les voies cyclables: les bornes de patinettes électriques sont en place.

Un grand vide idéologique.




Derrière Le Musée Historique et  Notre Dame de Kazan, le Musée Lenine, à en juger par le vestiaire, draine moins de visiteurs et de fans que les églises, ou la relève de la garde:














Rue Nikoiskaia.





Les filets qui supportent des millions d’ampoules semblent protéger les rues de la chute des ombres de la nuit. 

Marx devant la Douma.



















Un coup d’oeil sur l théâtres et les hôtels: art nouveau ou néo-classique.
Hôtel Métropole. Mosaïques d'après les esquisses de Vroubel.
Dans la rue Arbat, qui n’a plus rien de « bohème », les marques internationales se disputent les bars; cependant Pouchkine et son épouse Gontcharova (ne pas confondre avec Natalia la peintre rayonniste) posent, très kitch. 

Pouchkine et Goncharova.






Le personnage d’en face manque de cartel : 
(Gorki?) ils sont vraiment en bronze, les bateleurs déguisés sont ailleurs.

Parodie de discours ?









Quartier sud, Rue Pyatsnitskaia : 

Fleurs de voute du métro, 1943















À la sortie du métro Novokoutznetskaia  à la déco intérieure « élégiaque » et militante, de 1943 ; dehors  un coeur "poutinien". Le restaurant russe voisine 















avec l’ancien hôtel  particulier Korobkov, belle façade historiée fin XIXè.


Adam et Eve. 




des petits squares;   Adam et Eve  sous un arbre de métal,  petites terrasses occupées par des moscovites à l’aise;
et beaucoup de fontaines.

Et nombre d’églises, (ch.1) non loin de la galerie Tretriakov. 



Sa facade de style «néo-russe»  crée par le peintre Vasnetsov, 


participe d'un courant anti-académique, basé sur les traditions rurales, ce qu'on retrouve à Ismailovo ou sites historicistes.

Parcs et jardins:
Porte "de derrière"-du Sauveur",
entrée du site de KolomenskoÏe.






Cernant la grande ceinture de la ville, des parcs et des bois immenses, poumon vert;  au bord de la rocade, Tolstoi surveille un feu rouge.
Aménagé comme résidence d’été de l’empire tsariste, en bordure de la Moskova, le domaine Kolomenskoïe  sur des hectares boisés accueille les moscovites, dimanche d’été; 


Palais d'été d' Alexis 1er 1670,  construction en bois.

D'un palais mégalomaniaque  reste un dessin, et L’église de l’Ascension dans la prairie dominant la rivière, son campanile et le concert de cloches d’une carillonneuse endiablée, toujours dans le cadre des fêtes.


 IZMAÏLOVO / MOSCOU RETRO : le néo-russe.

Vu du 21è étage :

Un tel modèle d’architecture "tsariste" a contribué à l’élaboration du centre commercial et touristique dans le parc de loisir au nord-est de Moscou.  
Relooké en Boyard’land ;

"Auberge"
compilation de toutes architectures russes traditionnelles ,  au pied d’un complexe d’hôtels-usines  au nom  d'étoiles (rouges). Menus copieux d'un goût incertain; vraies et fausses fourrures et brocante du dimanche.





L’inventaire des formes demande un archiviste pour  percevoir l'étonnante parenté du site avec  les architectures pseudo-médiévales.
Vues dans des projets fort sérieux.
Toujours AVANT la révolution.





Léon Bakst : Décor de théâtre.


Ainsi Moscou s'affirme
"néo-tsariste"..... Adaptation très kitch (après Disney, la concurrence. Souvenir aussi de quelques décors de théâtre réalisés pour les Ballets Russes, exportés en europe dans les années 10. Un petit air de Pétrouchka.

 en attendant, shopping!




                                Vladimir A Pokrovsky; Projet de Musée d'histoire militaire en 1910.

vendredi 12 octobre 2018

MOSCOU ORTHODOXE. Russie 1.



                           "La Bataille entre Novgorod et Souzdal"icône, XVè s,  Galerie Tretriakov, détail.
Le baptème de la Russie
Vladimir, prince de Kiev, converti au christianisme, vers l’an mil commença l’unification des territoires ; les  « grands princes », dont Ivan III après 1453, se revendiquent héritiers de l’église de Byzance, fondant une «Troisième Rome». 
Double pouvoir politique et religieux, pour quelques siècles. Militaire aussi. 

Un parcours art et architecture.

« Le baptème de la Russie »


Une oeuvre de  Victor Vasnetsov,  1881 - ce peintre d’histoire illustrait les débuts de la Russie, tout en constituant un programme pour un "art nouveau russe". (décors civils et fresques religieuses, entre 1890 et 1912. ( ch.2).  Soit avant la révolution.


        DES BULBES et de L'OR


La cathédrale  Basile-le-Bienheureux érigée pour Ivan le Terrible (1555) domine la place rouge. 
Extravagante et polychrome -critiquée par le patriarche- une crise institutionnelle s’ensuivit: le Tsar fut interdit de messe dans la Cathédrale de L’Annonciation.

Se combine ici une architecture imitée des église de bois, avec la conversion des lamelles formant les bulbes en écailles de céramique; côtelées à rayures, ananas et sucettes colorées; les clochers "en tente" reprennent des modèles en pierre.

La majeure partie des églises construites  ont intégré des influences italiennes et européennes après le règne de Pierre le Grand. 

Exemple de zakomars, de kokochniks et de bulbes , en bois, en brique en terre et en métal.
Dans chaque édifice cependant les architectes utilisent :
les  zakomars , des arcatures qui dominent les porches , (on ne rit pas).
des kokochniks, ornements décoratifs superposés qui entourent les coupoles, pour donner l'impression de hauteur, en demi-cercle ou en arc pointu.  Un peu comme une coiffe féminine.
Novodievitchi: Èglise porche de la Transfiguration.




et les bulbes qui coiffent les tours, surmontés des croix,  obligatoires, garantissent un style russe, même si les architectes sont italiens. 
Les "côtes" sont alors polygonales.
Comme dans le style baroque: ajout de coquilles.







2004; Russia contre Saint-George.

Le grand hôtel Rossia ,  plus assez luxueux et tout béton faisait de l’ombre, il a été  rasé pour dégager un parc,  
permettant de voir les églises de la rue Varvarka :

Sainte Barbara,  Saint-George, patron de la ville; Maxime le Confesseur ainsi que le Palais des Boyards Romanov.



Quelque part en banlieue, le modèle bois en version béton et cuivre.







Toutes ou presque les églises ont été restaurées à partir de 1994 comme nombre de monastères, d'autres ont été construites, ex nihilo,  pour de nouveaux fidèles.
Dans un style ancien relooké.






La Vierge de Kazan.
À l’opposé de la place Rouge, l’église de la Vierge de Kazan, à l’origine de 1630, rasée par Staline,  fut reconstruite en 1993 , ocre rouge, verte  et blanc,  comme neuve. 





Au KREMLIN : 

 Un nom qui au départ ne désigne qu'une enceinte entourée de remparts, une forteresse, on l'a oublié. 
Les cathédrales furent édifiées  au quinzième siècle.   Elles se différencient surtout par le nombre de coupoles.

La "Deposition de
 la Robe de la Vierge"
Le clocher d’Ivan III le Grand, domine l’ensemble des sanctuaires: y est adossée l’église des Douze Apôtres.
Seule la  Cathédrale de l’Assomption ou Dormition de la Vierge se visite, sans photos. 
pour les amateurs: souvenirs de 2004, première visite de Moscou. 

























Des piliers entièrement peints à fresque des saints et héros de l'Eglise. Des lustres géants.



En revanche l'Iconostase ordonne la même hiérarchie des apôtres et pères de l'église.






















les fameux « zagomars » protègent les mosaïques ou les fresques des porches;

Ce jour là en 2004, nous avions vu devant la Cathédrale de l’Archange Michel, la sortie de la messe du Patriarche Alexis II.  
On peut commenter dans l’actualité la proximité de l’Église et du Kremlin, pas seulement dans la topographie de l’enceinte quand le bureau du président fait face aux églises.
Ce patriarche, ami de Gorbatchev, procéda (sous Eltsine) à la canonisation de la famille Romanov, en 2000. Poutine fut élu président de la Fédération de Russie, cette même année. Rien n'a changé avec Cyrille, le nouveau Métropolite.


La cathédrale de l’Annonciation :  une brochure en anglais compense l’absence de visite pour le décor intérieur. Les images sont protégées...
Ces cathédrales ont été considérées comme musées pendant la période soviétique et ré-ouvertes au culte.

La cathédrale du Christ-Sauveur




Dominant la Moskova:
 une histoire symbolique de la politique du XXè siècle :
édifiée entre 1839 et 70  pour célébrer tardivement la victoire contre Napoléon, rasée par Staline pour créer un Palais des soviets, les marbres ont été recyclés dans les stations de métro; les fondations furent reconverties en piscine par Kroutchev. 






Conversions et soumissions.



Elle a été reconstruite  « à l’identique » entre 1994 et 1997; une performance liée à la puissance du maire de Moscou, et quelque dépassement financier..

Des reliefs de bronze rythment les murs entre les pilastres, les patriarches et les scènes historiques s’accrochent à la corniche. 

L’intérieur reprend les  cycles iconographiques dans un style très dix-neuvième fade.
Un ciborium (élément spécifique du treizième siècle italien) occupe le choeur. Clos il fait fonction d'iconostase.
La structure radio-centrée de la partie sanctuaire se double d'un couloir de circulation couvert d'or.


Ciborium formant iconostase.
Voutes peintes.


























Copie anachronique du genre : Trois mille ouvriers (et combien de morts?
Ce retour au religieux dans les anciens territoires socialistes se marque par une construction plus gigantesque, en Georgie à Tbilissi,-patrie de Staline- la cathédrale de  la Trinité qui a été financée par le milliardaire candidat à la présidence en 2012.  Et plus proche, (voir blog Montenegro), la cathédrale de Podgorica vient d’être achevée. 

Les églises du quartier sud

Variations sur un mixte du style baroque du XVIIIè siècle et de formes traditionnelles, avec un campanile extérieur. les deux plus intéressantes, proche de la galerie Tretriakov.


Saint Grégoire de Néo-Cesarée,  1679.   
horloge en dentelle de métal et corniches en céramique polychrome. 


Saint  Nicolas de Pyji   
version blanche au clocher ajouré. Ravissants kokochniks.
 Cette église fut construite par Bogdanov, chef du régiment des Streltsy, opposés au pouvoir.




Le matin de l’exécution des Streltsy
Leur révolte matée par Pierre Le Grand, en 1669: exécutions en masse, est illustrée dans le très grand tableau de Vassili Sourikov ,1881: période du réalisme. 

Pour l'église il s'agit du grand schisme, le Raskol.
En restant dans le musée, et dans cette histoire, au détour d’une salle des peintres des "Ambulants",  une figure un peu terrifiante : Sophia par  Ilia Repin.

Dispute sur la foi, entre Nikita et le pope devant la régente Sophia,  Perov 1881
Sophia par Ilia Repin


Les conflits politiques sur le dogme et le rituel occupèrent les clans: 
ainsi le tableau de  Vassili Perov :  du groupe des Ambulants, ami de Repin  qui illustre la dispute entre le tenant des "vieux croyants" et le métropolite. Au passage le vieux évoque les rages d'Ivan (dans les images). 

Ce courant de l'église compte encore des fidèles et des églises spécifiques.

 Ce qui nous ramène au monastère Novodievitchi 

"le nouveau couvent des jeunes filles" : 
ou  de la Vierge nouvelle ? 
La visite de la Tsarine.







Construits comme des forteresses, entourés de murs, de tours et de chemins de ronde, les monastères ont à l’origine participé à la défense de la ville. 






En rouge et blanc, cernée de tours; et actuellement d’échafaudages, la forteresse du couvent des Filles,
Célèbres pour avoir résisté aux troupes de Napoléon.

Le monastère fut le lieu de réclusion d'Eudoxie  Lopoukhina, première femme de Pierre le Grand et de sa demi-soeur Sophie, ex régente, soutien des opposants, laquelle fit construire une des églises dans l'enceinte.








La photographie d’emballage donne une idée de l’ensemble de l’enceinte fondée en 1514.
Tours et bâtiments de style «baroque Narychkine » , exporté de St  Petersbourg. 






Dans la cathédrale (en travaux donc fermée) du monastère Boris Godounov fut sacré, le cimetière attenant fermé aussi contient toutes les célébrités de Boris jusqu’à Eltsine.

Kolomenskoïe 

Dans le parc de loisirs, au bord de la rivière les deux édifices résument les formes de l'architecture orthodoxe:



N-D de Kazan.


La cathédrale   Notre-Dame-de-Kazan , construite pour Alexis 1er dans un style Narychkyne, version en bleu et blanc, bulbes étoilés, ressemble à un palais civil; toujours le nom en rapport avec l’icône -disparue- qui protégea les armées.  




L’église de l’Ascension.  
construite  en 1532 pour célébrer de la naissance du futur Ivan IV le Terrible, une belle mise en scène dans le paysage: 



Simple construction en pierre et brique plan octogonal.

 L'Ascension: Coupe.





















Les projets de construction d’un palais entouré des églises symétriques, sont exposés dans le bâtiment transformé en musée.

Ce modèle architectural intégré, dans les constructions ultérieures complexes, réapparait dans des projets de la fin  du XIXè  pour des créations d'un Art  néo-russe : en boucle donc.



   
         Le monastère Saint-Andronikov : 



À l’est de la ville: visite "en autonome", photos sans limites. 
Pour en revenir à Andrei Roublev,  revoir aussi le film de Tarkovski.

Andrei, un pigeon sur la tête.
















Le plus ancien, blanc et dépouillé, fondé en 1360 : restauré depuis après des effets de multiples guerres.
C'était un avant-poste militaire sur la route de Novgorod.
Une gardienne nous fait grimper sur le chemin de ronde qui offre une vue sur tout Moscou.


Cathédrale du Sauveur.










Son église, la Cathédrale du Sauveur comporte des peintures réalisées par Andrei Roublev: très fréquentée et silencieuse, quelques fidèles s'informent sur les ouvrages théologiques. 

Iconostase du Saint-Sauveur.
Christ d'Andrei Roublev, G Tretriakov.



















Le  bâtiment conventuel  est transformé en Musée : des gardiennes sans visiteurs. Pour le plaisir.





  


Musée Andrei Roublev, reconstitution de l'iconostase d'une cathédrale de Souzdal.  (sous vitre)