jeudi 4 août 2011

GROIX : LE VOYAGE INSULAIRE

Zone de texte:

 GROIX et les Groisillons

"La vache" à Port Saint-Nicolas

La magie des îles bretonnes, ou le fantasme de l’exotisme, revient aux vacances dans  les revues : paysages idylliques et sauvages, criques et plages pour les bains (frisquets), sentiers côtiers et crêperies.. Y vivre à l’année est plus difficile.
L’ile de Groix au large de Lorient, « le caillou » était moins fréquentée que Belle-Ile, mais la « boboïsation » l’a gagnée, les groisillons disparaissent peu à peu.
« Qui voit Groix voit sa joie », ou sa croix, ou encore son foie. Même Beudeff n’est plus.  


Port Lay
Kermarrec





Les sites en partie préservés des constructions sauvages gardent le charme des villages et petits ports, pour cartes postales, mais la plupart des maisons sont fermées pendant l’hiver.






La maison de Ménie à Port Lay


Port Lay l'ancienne conserverie

Port Tudy, Port Lay,


Le Saint Tudy
 Kerzauce, la pointe des chats, Pen Men..
Kerdurand



Petits villages de l'intérieur de l'ile qu'on découvre à pied, ou en vélo:











Le vallon vers Kerlard








Kerzauce


La baie de Locmaria
Locmaria : ancien port de thoniers, mais encore petit port pour les retraités de la marine : des « canots » et les prames sur la plage. Des voiliers aussi. Qu'il faut mettre à l'eau et sortir à l'automne.
Désarmée, pour de bon.



L'objectif principal la pêche , casiers pour les homards, filet pour le rouget ou la sole, la ligne pour le bar. Quand ça veut bien et que le ressac oblige à rester à terre.










À marée basse on gratte la palourde ou on traque le ver de vase et la crevette.


une pub d'un temps lointain...





Le village de petites maisons "serrées" comme disent les guides a eu ses figures:

l'épicerie de Françoise fermée depuis 10 ans.








La boutique a perdu son enseigne.
Après vingt ans de semi-résidence, on cesse d’être un simple « touriste », et les locaux  que l’insularité a toujours rendus discrets s’avèrent généreux.

Guy et Jo


les Groisillons :
Vus de ma fenêtre, des figures locales : les pêcheurs observent la mer, ramènent les prises des casiers et filets. 




































On bavarde devant la maison de Mme Mayadou, 










mais beaucoup ont disparu, comme Alain, le cantonnier qui contemplait son balai en se grattant la tête.




Parti aussi...








Les plagistes ramènent leurs coups de soleil, les cyclistes font un stop.




















Les marins à bord entre deux relevés de filets transformaient les pinces de crabe en figures de pirates (que l’on voit à l’écomusée) et dans les boutiques:






On pêche aussi à la "turlute" :







































Il y a longtemps déja, des concerts improvisés le soir, accordéon et chants des anciens; ou de plus jeunes. Maintenant
remplacés depuis par des groupes de musiques plus world que bretonnes. 

Galiciens








Le festival interceltique de Lorient amène des costumes différents : les  Galiciens.


















Les coiffes des femmes en dentelle ont disparu ici.
































On suit aussi le FIFIP.. le Festival des films insulaires.

Et puis on regarde vers le continent...

Poulziorec.

dimanche 19 juin 2011

Ouzbekistan, sur La Route de la Soie 6.



Samarkand
La plongée dans l’architecture islamique et dans la poésie des noms commence à coté de Taraz, au
Kazakstan, les mausolées de Aisha Bibi et de Badazi Khatun.
Tashkent, la capitale de l'Ouzbekistan offre un curieux mélange d'architecture soviétique et de madrasas et mosquées.
Tashkent
balayeuse devant la statue







Non sans référence à l’histoire mythique :
Tamerlan a remplacé Lénine dans le parc.




























Les anciens Etats Soviétiques, depuis leur indépendance, ont développé le tourisme et surtout reconstruit les sites les plus célèbres par leur patrimoine architectural : Samarkand, Boukhara et Khiva, où la culture perse retrouve son éclat ; les constructions en briques de terre cuite, dont l’agencement constitue le décor, ou couvertes de carreaux et tuiles de céramiques bleues. Motifs floraux à l’infini.
motif Shibam et poteries




Dans la vieille ville, les chaikanes permettent de se restaurer à l'ombre sur les estrades, lits et tables. Richesse des repas, fruits et sucreries, plats traditionnels, le plov, à base de riz et d'agneau.



Richesse des musées aussi, il faudrait des
jours pour enregistrer..

La madrasa Barak Khan


























Le guide de la medersa Kukeldash et ses commentaires humoristiques: 
dès que les ouzbeks ont fait 40 pas dehors, ils deviennent célibataires"
Samarkand

Carte postale soviétique, après..
Avant restauration, 1936





L’observatoire d’Ulug Beg : et la nécropole Shah-i Zindah, la place du Registan, tant de monuments découragent le dessinateur.. acheter un guide.








Au marché, les femmes aux sourcils surlignés, vendent leurs pains, les fruits et les épices ; sur les étals les objets du quotidien :les lits d’enfants troués et leurs équipements «antifuite », les tabatières et engins divers pour les collections.












Dans Bibi  Khanum les restaurateurs tentent de vendre les carreaux anciens;




Des touristes cocasses, partout, preuve que le pays est sécurisé:














Tous aux spectacles organisés dans une
medersa transformée.
Américaines

Autre genre, au long de la route,  les champs de coton :  une culture à l'origine de la quasi disparition de la mer d'Aral. Les cueilleuses en famille viennent poser ou quémander quelques gâteaux.  On teste, ça brûle les mains.
Cueilleuses de coton

 la route au sud de Samarkand, les champs de coton, richesse qui a causé l'assèchement de la mer d'Aral; vue d'avion, des flaques huileuses dans un terrain vagu

à Shahkrizabz , des sites en partie reconstruits, le mausolée du fils de Tamerlan, le Dorus Siadat:







Shakrizabz
La mosquée Kok Gumbaz, et son gardien méditatif






La mosquée de 
Kok Gumbaz et
son gardien.











Le tombeau de Jehanjir, vestige de Dorus Siadat, fils de Tamer

Boukhara, la densité des monuments du centre ancien, l'ambiance permettent de rêver..

Minaret Poï Kalon.

L'Imam surveille.

Dinandier
Khoja Nasreddin
co


Devant  le mausolée Ismail Samani, un orfèvre cisèle les plats de cuivre.





Au Lyab-i Hauz, bassins et
madrasa Divanbegi, les
restaurants ombragés et la statue
du bouffon soufi:


Divanbegi, détail



















Devant Poi Kalon, un médaillé fait la manche en récitant son épopée (stalinienne), accompagné d’un musicien.


Mosquée Magoki Attari (XIIe)




Dans une ancienne école coranique, des enfants
jouent un conte persan:


Chor Minor










Chor Minor, petite, charmante mais récente.

Version sensuelle


Chor Bakr en dehors de la ville : silence et paix, pas de touristes.






Danseuses vs présentation de mode



le pêcheur


Boukhara encore : nuits chaudes, concerts, défilés de mode, et danseuses dans un ancien caravansérail.
Sur l'Amour Daria, fort mince et canalisé on nous sert dans une gargote un esturgeon au goût d'huile de vidange;en face les oléoducs et le désert.











KHIVA, Khiva: fraîchement reconstruite: un vrai décor de cinéma.

Khiva, comme neuve.
Figuration
Gardiennes du Musée







Les gardiens et les guides en tenue traditionnelle font de la figuration dans un site quasi vide et sous un soleil mortel.

Gardiennes et guides en tenue traditionnelle font de la figuraton: rues désertes, mosquées ombreuses, plafonds et piliers de bois superb
Dans Khiva




Un jeune peintre m'offre une aquarelle contre quelques croquis : Timour encore!



Vers l’ouest, rien dans les carnets, pour des raisons politiques.