lundi 25 mars 2013

GUJARAT . 2013

 Gujarat: Circuit 2013



Cet état de l’ouest de l’Inde, au sud du Rajastan, frontalier du Pakistan, riche économiquement en raison de ses industries d’exportation et des conditions hydrographiques pour les parties correspondant aux fleuves et au littoral n’est pas très touristique. Les raisons invoquées, manque de concentration de sites (erreur), un passé tourmenté par les affrontements inter-ethniques (en 2002, les massacres de Musulmans avaient fait le vide) et autre réalité, les interdits : le végétarisme strict et l’interdiction de l’alcool n’incitent guère les européens amateurs de bière. Seuls quelques anglais en autonomes, encore nostalgiques de l’Empire, circulent en voiture avec chauffeur.
Le journal Times of India de février 2013 constatait que les villes les plus remarquables par le développement économique et sanitaire étaient précisément deux centres  du Gujarat: la capitale économique Ahmedabad et Vadodara (ex Baroda). Par ailleurs le chef de cet état, Narenra Modi,  serait , dit-on,  bien placé pour devenir premier ministre de l’Inde. bien qu’à la tête du parti fondamentaliste hindou le BJP.
Après l’indépendance de l’Inde en 1947, le Gujarat fut constitué par scission d’avec Bombay, selon des critères linguistiques.

Peinture murale sur le mur d'une école, Ahmedabad.

 La capitale économique demeure Ahmedabad, une nouvelle ville, Gandhinagar, devient le centre administratif. Le nom fait référence au fondateur  de l’Inde moderne, Gandhi, dont c’est la région d’origine, et où il résida longtemps.




Mumbai : la mosquée de Haji Hali, interdite


Mumbai : the  Gateway of India










L’étape de Mumbai est obligatoire et cauchemardesque du point de vue de la circulation. Porte de l’Inde, soit, sans vaches dans les embouteillages, et avec ramassage des ordures, on passe six heures de CO2 pour apercevoir les architectures coloniales, 

La laverie, incontournable...



le cricket commence à 7h du matin sur les campus ;



une vue idyllique sur les rivages, mais aussi sur les bidonvilles. 





Les affiches pour les dernières productions Bollywoodiennes, très « hard » voisinent avec les publicités religieuses. 







Le maître

Un passage dans un temple d’un néo-guru "Hare Krishna", démontre que les fortunes servent toujours la religion.


temple hindouiste, XXè













Brahma

Le musée « ex du Prince de Galles » recèle des trésors de sculpture et de miniatures indiennes, donations de Sir Tata, et de Mital -autres richesses économiques- une manière de réviser les divinités hindoues auxquelles sont consacrés les temples.


 Gandhi
Statue à Baroda, la marche de 400 km.
La maison de Gandhi, le Mani Bhavan, à Bombay, permet de revisiter les étapes de l'histoire de l'indépendance:

 La marche pour le sel





les vitrines de figurines évoquent les moments de sa lutte (par une coïncidence, la télé avait rediffusé le biopic, efficace pour rafraîchir la mémoire le dimanche précédent).


Bombay, maison de Gandhi

 La bibliothèque et le bureau, le rouet près du lit de repos.


Ashram d'Ahmedabad: la maison de Gandhi






Après la maison de Gandhi à Bombay, l’une des premières visites à Ahmedabad est dédiée à l’Ashram qu’il fonda, et qui contient encore une école.


 Des enfants studieux.


Les lieux dont il était originaire et qui furent les moments de sa croisade pour la libération du pays et l’éradication du colonialisme anglais sont ponctués de statues.












Gujarat, un raccourci de l’histoire.


Lothal, restitution graphique



Dans ce qui fut le delta de l’Indus, les premières civilisations du deuxième millénaire, connues par Mohenjo Daro, ont laissé le site de Lothal ,

un port  d’importation, fermé par des  écluses et dont les maisons d’ingénieurs hydroliciens étaient  pourvus des commodités pré-modernes, eau et chauffage.

Lothal, le site.








Le musée voisin (photos interdites) expose les objets, perles et jouets trouvés sur le site.







Les petits empires, du dixième siècle, hindouistes, ou bouddhistes ont engendré des temples et des cités qui furent détruits par l’invasion musulmane.   Comme celle des premiers nababs du XIVè siècle, l’architecture des moghols n’interdit pas totalement la pratique religieuse et si le Gujarat reste le premier état de population musulmane, c’est aussi celui de domination de la religion des Jain, une religion radicalement  ascétique, végétarienne, encore pratiquée massivement, mais apte, comme les Sikhs,  au développement économique.


Temples Jaïn de Palitana

Les centres de pouvoir des nababs et aussi de Rajpoutes  (comme au Rajastan) se sont déplacés avec les décennies, en restent de somptueuses  villes,


Junagadh : mausolée

 et de non moins délirants palais issus d’un style architectural indo-musulman revisité gothico-anglais au XIXè siècle.


Femme  de la tribu meghwal












Cependant les ethnies rurales ou nomades (dites « tribus ») des marges du désert ont conservé leurs traditions, leur artisanat, leurs femmes sublimes et leur  accueil  souriant.

Nomades Rabaris
Les chapitres sont découpés thématiquement, en suivant le trajet des vingt jours du circuit, avec un guide, Sureth, un vrai gujarati. En route....


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