jeudi 19 novembre 2015

PALESTINE 2: BETHLEEM Encerclée et HÉBRON


Bethleem, rue piétonne.

Bethlehem Historique

Basilique en travaux

Construite autour de la Basilique de la Nativité, lieu de pèlerinage, la ville est située sur deux collines.






La rue de la vieille ville, très belles architectures- passe entre de nombreuses églises et couvents.






Toutes nationalités.


pour atteindre la place de la Mangeoire, sur laquelle se font face la mosquée et le sanctuaire et bordée de boutiques de souvenirs.

Construit dès les années 300 par Constantin, puis Justinien, augmentée par les croisés, puis au XIXè avec l'adjonction de l'église de Sainte Catherine,  le sanctuaire est sous la garde conjointe des églises grecques, coptes et catholiques. 






Basilique, la nef .





Les lampes à huile ont aussi provoqué un incendie.

















Les pèlerins, toujours très multinationaux, coréens, vietnamiens, indonésiens, se pressent, après le passage de la très petite porte de l'Humiliation (!) dans une vaste nef, en réfection, pour descendre dans la grotte où naquit le Christ.

Au lieu de la Naissance, l'étoile.

Chaque groupe se recueille devant l'Étoile d'argent en chantant Holy night, Heilige Nacht, et toutes versions possibles.



Si dans l'Histoire Sainte, la Vierge se réfugia à Beethleem pour échapper au Massacre des Innocents, la cité depuis la création de l'Etat d'Israel, abrite trois camps de réfugiés.




LES CAMPS de RÉFUGIÉS.


Un mur ordinaire dans le camp de Deheisha


La liste des villages spoliés.



Dès 1948, les palestiniens furent chassés de leurs village, un exode massif qui amena à la création de camps supervisés par les Nations Unies ; des camps qu'ils habitent depuis trois générations, sans possibilité d'en sortir, avec une carte d'identité estampillée R.





Dans le camp de Deheisha, grand pâté de maisons entièrement grillagé, se massent quelque 16000 habitants, dans des conditions de salubrité plus que douteuses, agrégat de constructions en béton assez anarchiques. 




Centre médical, UN +Japon.


L'entrée est encadrée par un immeuble UN, et un centre médical (qui prend 200 consultations par jour et pour les urgences et spécialités, une autorisation de sortie est nécéssaire).
En façade d'un centre associatif et culturel, dont nous rencontrons le responsable, un panneau liste les villages dont les palestiniens furent chassés, de part et d'autre du texte de la résolution de 47, supposée garantir le territoire après le partage.



Icônes des disparus




Un rapide parcours dans les rues  permet de voir les graffitis, fresques et images des disparus et martyrs des combats qui ne finissent pas.






Le père a fait le pèlerinage à La Mecque.



Un long entretien nous informe des conditions qui sont imposées . On apprend, entre autres, que les palestiniens ne peuvent sortir de leur territoire que par la Jordanie. Que l'importation des produits alimentaires et autres vient d'Israel, avec une double taxe. 





Mur de l'école.



Les rares ressources proviennent de la vente des broderies réalisées par les femmes des camps.












Broderie traditionelle, au point de croix.




L'artiste d'origine palestinienne Mona Hatoum, en a fait l'objet d'expositions -à Beaubourg récemment, sous le titre symbolique : « Fenêtres ».








Hommage  à une Mère.


Quant à la possibilité d'un règlement du statut des réfugiés (intérieurs à la Palestine ou exilés au Liban), l'espoir est toujours aussi mince, car L'Autorité Palestinienne n'est pas mandatée pour traiter la question. 


Clôture et déchets












L'encerclement


À l'image de ce camp, c'est toute la ville qui est encerclée, d'une part par la multiplication des colonies qui poussent sur toutes les collines environnantes, nous en avons vu au long de l'unique route qui relie le sud et le nord de la Cisjordanie, et par le mur qui fut construit en premier pour isoler Bethleem de Jérusalem. 


Vue de la route est

Dès la première « intifada des pierres » en 1988, la ville et son faubourg Beth Sahour furent l'objet de répressions violentes. Un documentaire diffusé sur Arte le dimanche 15  donnait les témoignages des premiers habitants qui furent visés pour avoir construit des fermes pour produire viande et légumes en autonomie.



Icône dans un café arabe.


Boutiques, deux options.
C'était shabbat.





Dans la ville, 














Liberté gauloise, Manger square!!!

actuellement, les  musulmans et de très nombreux palestiniens chrétiens, semblent vivre sans conflit, mais en sortir pour se heurter au mur est une autre humiliation permanente.




Mince consolation, les franciscains continuent de produire un vin, le Crémisan dans la vallée voisine.







En sortir ?
Le virage des conflits ordinaires.

L'unique avenue qui mène à Jérusalem est coupée par la forteresse du mur.
Le jour de notre arrivée, une échauffourée quasi quotidienne, opposait cailloux et grenades lacrymogènes. Notre ami nous dit que quelquefois, les israéliens utilisaient des canons à eaux usées (euphémisme).


Patriarcat Latin, face à l'avenue Jean-Paul II




On passe devant le siège du Patriarcat, belle architecture, 










Ex futur hôtel de luxe.


puis un hôtel de luxe qui n'a jamais ouvert en raison de la proximité de la tour militaire.












Outre le café, des outils et des cartes sim

Les petits marchands de thé ou de café sont installés en prévision de la file d'attente avant le check point. 







La seule boutique ouverte au coin du mur est un Bansky shop, à qui vont les bénéfices?


Coursive 1, 200m





Pour le piéton, obligation de quitter le véhicule pour en prendre un autre, taxi ou bus de l'autre côté :

Le temps de regarder les grafs et tags qui recouvrent 300 mètres de mur. (voir ch 3). Messages d'espoir...



Entrée check point.





La traversée du couloir grillagé (c'était heure creuse lorsque nous sommes passées) précède un no man's land avant de nouvelles grilles et la police. Le lendemain matin, nous avons doublé un car de travailleurs, à quatre heures du matin, le temps d'anticiper le temps des contrôles



Une colonie à l'est de Bethleem




VERS HÉBRON .








Un parmi la dizaine sur 30 km.



La route vers le sud est ponctuée de miradors, certains face à l'entrée de camps de réfugiés, d'autres pour protéger l'entrée des routes des colonies. 
Hébron fait partie des villes saintes des trois monothéismes depuis des siècles.



Ville d'Hébron, 5 miradors sur la route, autant de colonies.
En rouge, le mur.




La ville, la plus peuplée du sud de la Palestine, est désormais pour le centre historique, coupée en deux, deux systèmes, l'autorité palestinienne et, H2, la loi israélienne ;  des colonies dans la ville ont vidé les ruelles commerçantes, harcèlement permanent, étouffement économique.
Nous rencontrons une responsable du Centre culturel France-Palestine, dont la majorité des élèves de français ont renoncé aux cours. Là encore, les constats sont terrifiants, mais souriants.

Le sud du territoire est sec et chaud, il faut acheter l'eau (et les légumes) aux israéliens. La vie quotidienne est toujours plus que difficile, même dans les quartiers modernes. 



C'était le jour de l'enterrement des victimes d'octobre, dont les corps avaient été rendus. Immense cortège dans la vieille ville. Nous avons renoncé à la visite du « Tombeau des Patriarches ». Construction des Croisés, puis mosquée sous Saladin.
Abraham, Sarah, Isaac et Rebecca, Jacob et Sarah y seraient ensevelis, et le sanctuaire, en fonction du calendrier est ouvert aux croyants des trois confessions, musulmans, juifs et chrétiens. les femmes ont une entrée particulière,  et quelquefois aux touristes.

Tradition punique.
Textes et portraits sur assiettes.



















À défaut, un excellent shawarma au restaurant et la visite de l'atelier local de fabrication de verre soufflé et de décor de faïences. Un rare produit d'exportation.  Le four était en réfection. 

Carte postale. À ce propos, le courrier partant des territoires passe par Amman.

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