lundi 17 février 2020

AU COEUR de L'INDE /2: SUR LES ROUTES.

                          Une Traversée du Madhya Pradesh: De Aurangabad (au Maharastra) jusqu'à Delhi.




On quitte les embouteillages urbains pour des routes en travaux, sans fin, "diversions" et cahots. Quelques deux mille kilomètres de bus à trente à l'heure en moyenne; pas mieux pour le train Bhopal-Khajuraho.  Tout le temps de capter des bribes du réel: Photos floues, ou de travers,  Sorry.

Un plateau central en partie sec, avec quelques collines où perchent les ruines des forteresses d’antan, où campe toujours l'armée.


La  région est traversée de grandes rivières aptes à irriguer les cultures : 
La construction de grands barrages, a réussi d’une part à noyer des villages et en aval à dessécher les terrains. et quelquefois à réguler les flux. Les inondations peuvent être terrifiantes.

La dernière crue a atteint le tablier du pont. Aujourd'hui basses eaux.

La rivière  Chambal, qui passe à Dholpur,  est devenue touristique, en bateau à l’affut de crocodiles, (dauphins absents ce jour-là) qui surveillent les femmes au bain et à la lessive.


C’est le Tropique du Cancer, dûment signalé.


                             CULTURES.


L’on tente d’imaginer que la moitié de la population de l’Inde est constituée de cultivateurs et paysans. Basses castes de préférence. ou grands propriétaires.


Pepinière.
Fèves.
Alternance de céréales: Maïs, blé, riz dans les zones irriguées, de la canne à sucre. par endroits, arachides et fèves. 
Quelques pépinières et champs de fleurs.  Du coton, avide en eau.
Les coopératives et les gros propriétaires louent les engins agricoles, très rares sont les fermes qui en possèdent : le travail se fait à la main en fonction des superficies.






Et partout, un Habitat rural misérable, cabanes faites de n’importe quoi.  Au mieux, un puits.
des cloaques,  et un cours d’eau vaseux. Inutile de parler des ordures, bien que des affiches tentent de sensibiliser au problème.
Ce ne sont que quelques exemples.




Avec l'eau courante des mares, avec ou sans vache,  chèvres et chiens. 











À l'écart de la route, les campements de fortune de travailleurs (?) migrants, ou les pauses.
Transports et migrations: un principe de remplissage maximum.












Par chance, les boeufs ont encore une utilité.





Le bétail peut être regroupé dans quelques exploitations, mais nombre de vaches, vaticinent près des maisons, au centre des villages, sur les parkings..





et souvent errent dans les sables et cailloux des autoroutes en construction: peu d’espoir pour celles qui ne donnent plus de lait.

Quand le pouvoir tente d’imposer le végétarisme et priver les musulmans de leur citoyenneté,  c’est de leurs fonctions qu’ils sont interdits : ils sont bouchers, travaillent le cuir,  équarrisseurs, transportent les veaux vers les régions du sud.  Élèvent quelque porcs, noirs ou roses pour les chrétiens et "athées". Notre « cher » guide, pro Modi, prétend que les vieilles vaches sont emmenées dans des forets.  (???)

            DE LA BOUSE :  Une théorie..



Empreinte des mains.















Les vaches, la richesse nationale,  pour le lait et ses dérivés, produisent aussi le combustible des habitats ruraux.  Travail des femmes et des filles, comme des intouchables:  toujours en sari,  une tenue de travail ordinaire.
Tout au long des routes, l'agencement des galettes pétries à la main forme des assemblages assez décoratifs et rythmés; contrairement aux meules massives vues au Penjab . les dômes construits après séchage, montage en écailles, strates et fuseaux, évoquent les sikharas des temples de la région. Origine d'une architecture sacrée..
La même constatation sur l'architecture préfigurée dans les briqueteries.    
                        Superbes agencements. Toujours à la main, à l’infini…..

                       Petits Commerces

Au long des routes et aux carrefours des coins de nulle part : boucheries perdues, faux  ray-bans et réparateurs de vélos. Hors  de la cité , un rare vendeur d’alcool, sous bonne garde !!! 
Station alcool.












Emballage du coton,  et transports de famille et de tous matériaux en charrettes à boeufs, tuk-tuk, mob ou vélo.
Boucherie- service: abattage et vente.
Arrêt- chips de banane, encore chauds.






Le commerce du coton fait la richesse de la région de 
Bhopal, capitale de l'état où vivent de nombreux musulmans, 
souriants, modernes, ou pas.

Coexistence.






les commerçants (selon un article de la revue Critique, fev 2020) sont souvent d’anciens intouchables (dalits) enrichis par l’agriculture, capables ensuite d’acheter le terrain et construire leur maison ou de créer un commerce. Autrement les petits boulots.


Couture, métier d'homme..
Fabrique de bidis





                    MARCHÉS


Micro-crevettes.




















Dans la petite ville proche d’Orchha, non loin des poissons, réservés aux musulmans,  les «invisibles» rincent les racines de gingembre. 



      Quelques rencontres inédites:  des contrastes propres à l'Inde. 

Sur un chantier, probablement une  Hirja (ou deux) travaillent, nous n'en n'avons pas rencontré au bord des routes.
Des trans- genres reconnues, qui risquent d'être rayées des lois... Lire Le Ministère du Bonheur suprême.

Un char doré double un tracteur. 
 C'est la saison des mariages:  Au bord le la route dans des petites villes ou des villages misérables: les tentes décorées attendent les festivités: mariages d’amour ou encore arrangés. 


Le passage de nomades, transitant vers le Gujarat voisin (600 km) en fonction de la saison  offre un moment de rêve : des formes  et tenues vues dans des villages lors de voyages précédents. 




On verra au Musée Indira Gandhi de Bhopal : Une belle mise en scène  des habitats, vêtements, objets usuels et objets sacrés des ethnies.  « Hors sol ». Chapitre à suivre.

Une photo retrouvée: un vrai sadhu, totalement nu,  rampe entre deux voies de la grande route, escorté de deux co-religionnaire  à vélo et tuk-tuk,  à la limite sous les roues du bus.
D’autres préfèrent l’avion: 
La sculpture monumentale de l’aéroport d’Aurangabad nous illustre la méthode.  

1 commentaire:

  1. Voyager et prendre des photos est ma passion. J'aimerais être assez riche pour voyager à travers le monde. Jusqu'à présent, j'ai commencé à trader sur https://www.instaforex.com/reviews_forex_traders, je veux dire, lire des informations et regarder des tutoriels. Un peu intéressant et ils disent que c'est un vrai moyen de gagner de l'argent.

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