mardi 20 février 2024

AFRIQUE du SUD, 2/6: COLONISATIONs..

DU BLANC
"La lumière après les ténèbres" , sic.. Franschhoek. Un programme en blanc et noir.

 
Premier visiteur des côtes d’Afrique du sud, le navigateur Bartolomeu Dias, en quête des Indes et des épices, en 1487, établit une « poste », à Mossel Bay, quand son compatriote Vasco de Gama fixa les comptoirs des colonies portugaises d’Angola et du Mozambique avant Java.


Première étape de la route d’un trafic intense; de leur coté, les chinois exploraient déjà les côtes de l’Océan indien. Seul le Cap de Bonne espérance faisait obstacle.


Autour d’une réplique de la caravelle de Dias, dans le musée maritime de Mossel Bay, une intéressante documentation de cartes, de maquettes.

Au mur, des peintures de marine, fort habiles, à l’ancienne, signées Du Toit. 1990. Anecdote?


Caravelle, et à gauche une copie d'image de 
Marco Polo, à droite une galère..

Version jonque 






Du Toit, à l'ancienne.. 



Cimetière de Franschhoek, des noms connus..
Un nom caractéristique des colons, huguenots, porté par des héros de roman, dans Une saison blanche et sèche, d’André Brink. Et le film de 80.

 Et plus récemment dans un polar de Deon Meyer, originaire de Stellenbosch, premier centre de colonisation des européens au XVIIè siècle.


STELLENBOSCH

La Compagnie néerlandaise des Indes orientales se fixe au Cap et installe un village dans la vallée fertile occupée par des groupes de noirs, pasteurs, éleveurs et pour certains, déjà agriculteurs. Ces  groupes, les Khoikhoi et les San, d’origine Bantou, renommés KhoiSan sont descendus du nord.



Habitat bantou, 1777

Les dessins d’un observateur hollandais illustre leurs moeurs, et le musée conserve des objets, primitifs. Des panneaux didactiques attestent de peintures pariétales du néolithique: animaux..



De BONNE FOI


Le premier état, 1776 , dessin de Schumacher, 

Le village de Stellenbosch, du nom de son gouverneur, Van der Steel : religion, morale et architecture à pignons de style « Cape Dutch ».


Les arrivées d’allemands contribuent à l’invention d’une langue composite qui devient l’afrikaans; L’église réformée impose un modèle très austère. 

 Exposé dans une maison, un étonnant collage de papier
et végétaux secs: L'église de Stellenbosch. fin XVIIIè

Un fort militaire, pas une église..

Les maisons-musées rustiques anciennes ou plus bourgeoises du XIXè, ouvertes, offrent les architectures et leur mobilier; les charmantes hôtesses, noires ou métis ( la région du Cap est la plus «coloured » d’Afrique du sud)  adoptent la tenue de leurs ancêtres. 


Chasseurs éleveurs aussi..

Assortie au décor..

Omniprésence du bidet.. malthusianisme??
Taux de natalité, 2,5 enfants par couple ??
Et déjà une dynastie:
Magistrat vers 1800

Madame de Beer, 1848





















FRANSCHHOEK: Le Coin Français.





L’arrivée de Huguenots français, exilés via les Pays-bas augmente le nombre des colons blancs, 

La petite ville de Franschhoek, fondée en 1694 en garde la mémoire.  Et un style  plus rococo. 

Le petit musée expose des archives:


La galère de Louis XIV, 













y compris l’Édit d’abrogation de l’édit de Nantes, permettant la liberté de culte. Signé Louis XIV.


Un relief peu lisible, (désolée), illustre l’exil violent des pauvres français, la navigation et le confort souverain de leur installation..  

 

                              Les perruques ne manquent pas, par une température peu compatible.

Changement de style : du Louis XV !

Plus loin dans une maison  richement restaurée, un musée des parfums.  Et l'arche.

      Le Monument commémoratif de l'arrivée. Edifié en 1948, triste date. Allégorie de la France sous une arche,  symbole de la Trinité. 


Partout dans la région, et sans modération, l’apport mondial français, le vin .. 























Et donc,  le spot des touristes, néo-colons.. 


Les vignobles et grandes propriétés sont maintenant détenus par des consortium internationaux...
mais le Chardonnay, le Chenin blanc, Pinot noir revu "pinotage", et le Shiraz demeurent ..


 Les ANGLAIS


                                Port Elizabeth.  la poste,   "pour le meilleur, j'espère .."


Le Cap: le parlement

Concurrente pour le commerce, la Compagnie britannique des Indes orientales (fondée par  Elizabeth 1er, en 1600) s’implante au Cap, puis dans les ports de la côte, pour de raisons politiques, guerrières et financières,  sur la route de l’Inde déjà en partie acquise. 


Sous la pression anglaise, les hollandais et descendants mixtes, devenus boers ou afrikaners migrent vers le nord, le grand trek,  et fondent les états « libres »  d’Orange, et du Transvaal. 

En s’appropriant tous les territoires cultivables, et au passage, les mines de diamant. 

Ils revendiquent leur indépendance pour une république d'Afrique du Sud, située à Prétoria en 1835.



Vers l’est, les Anglais envoient des armées sur les ports pour les défendre des royautés noires des territoires du Natal. 



Une multitude de petites chefferies, qu’un chef Zoulou, Shaka tenta d’unifier à force de massacres effarants.  La situation engendre des Guerres entre natifs et boers, puis entre anglais et boers; le Natal devient province britannique. Actuellement  le Kwazulu-Natal. (ch4). Le Transvaal cède après la deuxième guerre des boers, menée par le président Paul Kruger, un modèle pour la revendication de l'indépendance. (pas des noirs)


La maison de Paul Kruger, Prétoria.

"L'église de Paul Kruger".
Un guerrier boer, monument Kruger.



















Pretoria. 

La fin du XIXè 

consacre le succès  de la Grande Bretagne Victorienne, et une politique édilitaire des centres urbains à l'image de la puissance de l'empire et proportionnellement aux richesses du sous-sol.  


Port Elizabethprincipal port de commerce en 1910
Toute l’architecture des grandes villes se calque sur les établissements anglais; hôtels de ville, la poste, fondamentale pour le commerce, et surtout les banques.. 

Victoria, jeune ou moins jeune domine les places publiques..

Durban, la poste.

 



L’exploitation des gisements de métal justifie l’importation massive d’esclaves indiens à Durban. Une ville fondée en 1835, et un port important.


 Gandhi, jeune avocat, originaire du Gujarat et formé à Londres, fit ses classes au Natal dans les années 1897-1902 pour défendre les ouvriers; le début de mouvements et la création de partis d'opposition. Car, dès (!) 1838, l’abolition de l’esclavage ouvre à quelques possibilités d’intégration de noirs éduqués. 






DURBAN: l'hotel de ville.

JOHANNESBURG:



Éloge de l'industrie minière. Bureaux De Beer .. 

DE L’OR.  


La découverte des gisements d’or, sans compter le charbon, dans la région du Gauteng, entraîne la fondation de Johannesburg, déplaçant les richesses et le pouvoir administratif vers le nord continental du pays. Les chemins de fer tombent à point.


L'afflux des chercheurs, vers 1900.
La démo..








 





Pilgrim's rest


Le circuit nous offre un stage de "chercheurs d'or", les pieds dans l’eau, près d’un Village de la grande ruée.

Pour trois grains symboliques et un certificat,  car la source est tarie. Reste le village.

 L’architecture des bâtiments d’époque restaurés en forme un village -musée : 


Bricolage de bois et de tôle, les maisons de commerce sont aussi précaires que celles des townships, en plus décoratives… mais où donc étaient les habitations des mineurs?? 

On ne manque le verre de bière Castle, signalée comme obligatoire, qu’en raison de la saturation du bar occupé par les accros de la diffusion d'un match ..

En quittant ce charmant village, dont les rares locaux ne sont pas très souriants, (encore des touristes), un coup d'oeil sur la rivière, 
II en reste deux, avec de bons yeux..


Retour à l'actualité:  autour de Johannesburg, la nécessité de dépolluer les terres extraites des mines d’or:  gigantesques  terrils dorés.  Et après??  (Ch5)


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