samedi 21 juillet 2018

MONTENEGRO 2: La côte Adriatique.




 Entre la Croatie et l’Albanie, du nord au sud, Les bouches de Kotor : 
Deux golfes, d’une longueur de presque trente kilomètres. réunis par des canaux étroits :  Un ancrage sécurisé relativement facile à défendre naguère, mais envahi depuis par les paquebots géants..Classé Patrimoine mondial de l’Unesco en 1979 peu après un tremblement de terre, ce golfe aux aspects de fjord est bordé de  plusieurs petites cités.




Dans l’histoire de la région, Kotor fut une sorte d’état dans l’état, habité très tôt puis colonisé par les romains, puis les byzantins, les italiens de Venise, l’ Allemagne, avant de rejoindre la Yougoslavie. Une ville domine l’entrée pratiquement à la frontière de Dubrovnik: Herzeg Novi.


Dans la seconde partie du golfe, deux sites touristiques incontournables:

Perast : 



Important centre maritime pendant quelques siècles: importance de chantiers navals pour une flotte marchande rayonnant en Méditerranée; son École Navale célèbre, la « marine de la Boka »,  a formé jadis les troupes du tsar. 


Ce centre touristique  très «pittoresque », les  architectures  vénitiennes  (la cité fut sa propriété pendant 3 siècles) ont été préservées,  et grimpent sur le contrefort au départ d’une rue parallèle au rivage. 






Ville d'art en action!




Le clocher de l’église Saint Nicolas domine, (il y eut 17 églises??) Une église voisine est  transformée en musée. Belles icônes  du XVIIè siècle.

Chantiers.





















Dans l’ancienne maison de la famille patricienne, les Bujovic, en l’absence de ses descendants, un musée historique et maritime, crée en 1937, présente des portraits de capitaines et nombre d’ex-votos. Une documentation sur les navires et quelques miracles…



Le Palais/musée. 











































Des preuves de combats victorieux, et des relations commerciales avec les Ottomans.




Vue sur Perast,  l'Ile Saint Georges et Notre Dame du Récif.
En face, la petite île Saint-Georges , ancienne abbaye bénédictine, et un cimetière qui fut  dit-on, l’inspiration de « L’ile des Morts » de Böcklin. et d’une légende fort romantique d’un couple d’amants, enfin réunis.



L’ilot artificiel construit pour l’édification en 1630 de  Notre Dame du Récif  se visite d’un coup de bateau : 
L’église dédiée à la Vierge salvatrice des marins est tapissée d’ex-votos en argent.



Un cycle de peintures sur le haut des parois  ainsi que le plafond à caissons sont l’oeuvre du peintre Tripo Kokolja,  XVIIIè.  Son autoportrait au musée a souffert.



Le plafond à caissons, plus baroque que renaissance :  


Au dessus de l’autel, une icône de  Lovro Marinov Dobricevic 1452. Style plus italien de la renaissance qu'orthodoxe. Une autre Icône à perdu ses figures:





Dans les idylles de la région, on cite les amours de Pierre Loti, grand navigateur, pour l’héroïne de son roman : Pascuala Ivanovitch.










KOTOR

Tout au fond du golfe, la cité fortifiée de Kotor 

sur le « fjord »;  car dominée par le montagne  abrupte,  le Mont Lovcen.
 entourée de remparts elle  abrite des palais et des églises dans un dédale de ruelles.
La cité eut aussi son école navale, dès le XIIè siècle.

Bénéficiant du statut de république pendant un temps, après l’autorité de princes hongrois, la cité fut dépendante de Venise mais libre moyennant finances;  résista longtemps, et ne tomba jamais sous le joug des Ottomans.
Mais depuis quelques années, des commerçants turcs s’installent dans des boutiques: vêtements de cuir, céramiques, tapis. 


La Vierge de la porte.











De la porte Est, bien cachée, part l ‘ancien rempart qui conduit à l’ancienne forteresse en passant par la  petite église  ND de la Santé. (il en faut pour grimper.) 




La porte sud, sur la rive,  gardée par deux canons est  inaccessible aux véhicules, piétons et porteurs circulent entre les rues aux noms des riches patriciens, Bizanti, Buca, Drago, Vrakijen ou Karampana, dont les palais arborent les emblèmes et les églises, catholiques ou orthodoxes. Comme à Perast,  sous le signe du lion.


La cathédrale Saint Triphon
édifiée  à l’origine en  1166,  souvent reconstruite depuis, contient un rare ciborium (1362),



des autels et retables plaqués d'or et argent. 






Tels les extraordinaires reliquaires du trésor qui jouxte la cathédrale.




















De fait, Kotor, se situait au débouché d’une route caravanière, (un défilé le long de la rivière Skarda) qui rejoint des mines dans les montagnes. Seule voie avant la réalisation de routes carrossables. Cette richesse économique liée à la maitrise de la mer,  pour un commerce méditerranéen, explique le développement de la cité, et la nécessité de protection.





L'église Saint Luc, romane d'abord puis remaniée en église orthodoxe: une iconostase double le choeur. Dans la Chpalle Saint Spiridon, le pope est en trompe l'oeil.. 






  


En recherchant Sainte Anne, fermée, 

on trouve un musée de chats, puis Saint Nicolas, grand mais très banal, puis  Sainte Claire, baroque. Les deux confessions coexistent.














Autel de marbre, ultra baroque et catholique, la preuve.


On quitte Kotor par la remontée des 42 virages en épingle à cheveux menant à  Cetinje,  la capitale des XIV et XVIIIè siècles  on aperçoit l’aéroport de Tivat, l’autre ville sur l’autre branche du golfe.


ainsi que le « M » :  un hommage crypté et discret (!!!) de l’architecte amoureux de la reine.

Budva  :  sur la mer, de l’autre côté d’un promontoire redoutable.

Ancienne cité fortifiée, site de Dubrovnik miniature, s'est développée comme la plus importante station balnéaire;

Port de plaisance, (certains ont cité le Saint-Trop local) et buildings hors d'échelle.


Dans la vieille ville entièrement restaurée après le tremblement de terre de 1979, Des églises  à l’ombre de palmiers, plus calmes que le front de mer.
Bel appareil de pierres sable et roses.

Saint-Ivan, VIIè, Sainte Marie de Punta, 840, Sainte Trinité, 1804, Eglise orthodoxe au plafond  et iconostase intéressants.


















 Eglise de La Trinité

Plus loin sur la côte, on aperçoit
l’ile Stevi Stephan 










une" île-hôtel" :  modeste résidence pour stars internationales, 13000 euros la semaine ?! . même l’entrée dans la cité est payante .. on zappe.

Bar

Stari Bar.

Principal port de commerce du Monténégro, et sa ligne de transit vers Bari en italie ;
les établissements industriels et les pétroliers enlaidissent la côte.


Proche de l’Albanie, avec une population musulmane importante on découvre une mosquée neuve.


La vieille ville de  Stari Bar  dans la montagne domine la baie.:  fortifiée mais abandonnée  au XIXè siècle, après la victoire sur les turcs; Un site très touristique (en dépit ou grâce) aux ruines.  La restauration a de quoi occuper des décennies d’archéologues et d’ouvriers…  La « cathédrale », avant . Après... 
Entre Kotor et Bar, on a matière à retrouver l’histoire du pays. (Ch.1)  





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