jeudi 19 juillet 2018

MONTENEGRO 3 : Montagne Noire

Le sommet du pays, le Bobatov Kuk. Un peu noir.

Deux pays coexistent dans le contraste  entre la côte riante, ensoleillée et «méditerranéenne » : pins, cyprès, lauriers roses, stations balnéaires saturées de touristes, et les montagnes du nord, à la limite de la Serbie.




Depuis les Bouches de Kotor, une route relativement récente relie de petits ports qui furent isolés ou annexés, reliant le lac Skargar, qui fait la frontière avec l’Albanie.

Un circuit: remonter de la frontière albanaise, en passant la capitale Podgorica, par les routes praticables,  « autoroute » (à deux voies), croisements difficiles. mais en excellent état,  


1. Navigation sur le lac Skargar ,  le long des berges ouest à partir du village de Virpazar . 

en face:l'Albanie.


Le lac fait frontière avec l’Albanie:  peu de choses hormis les nénuphars, supposés préserver des espèces d’oiseaux.  Un cormoran en vue, c’est midi, ils sont ailleurs ??

Deux heures plates, permettant aussi de goûter une spécialité de beignets qu'on trempe dans du miel puis dans de l'eau de vie locale.  Revigorant...

carte du lac









Le développement touristique est à venir, sans doute: un site désert avec deux kayaks. Des ilots avec ruines, mais de quel côté de la frontière?






En remontant le méandre de la rivière (photo dans tous les guides) on aborde dans un petit port, où seul, un bateau réservé aux popes, attend un passage hypothétique pour l'ilot où l'on aperçoit un monastère.  La carte en témoigne.

Spécial Pope.


Un must..



La station fluviale d’arrivée, un air des bords du Loir, offre ses restaurants : truites géantes, en double portion.  En dépassant Podgorica, (voir chapitre histoire) on continue au nord.

La rivière Moraca.

La route qui longe la rivière Moraca monte ( vraiment) vers le nord: visions d’eaux émeraude et tumultueuses: 

Cependant des piles d’un pont d’une autoroute en construction coupent la route. 
Un chantier comme souvent (ou toujours) chinois : un projet pour joindre la mer adriatique au centre de la Serbie en sautant les canyons, en tirant droit une trajectoire sans virages ni montées, totalement hors échelle. (lire article dans La Croix du 16/7/18).

L’objectif: exploiter l’acquisition du port du Pirée pour atteindre les ressources des Balkans. Les mines de charbon de Serbie ne sont pas comptabilisées dans les calculs de pollution CO2.
Une nouvelle branche inédite des tentacules de la « Route de la Soie ». 
Dans les dernières années, j’avais eu l’occasion de voir les effets du projet, au Kirghistan, (route directe pour le gaz ouzbek), au Tibet, pour joindre le nord de l’Inde, en Birmanie, pour trouver une issue sur l’océan indien, et  maintenant l’Europe. 


De l'art de pulvériser les échelles du territoire..
Un arrêt pour le Monastère de Moraca.

Église enchâssée dans un jardin fleuri. Un peu de couleur, et beaucoup de lumière (divine)

l'église XIIIè-XVIIè
Photo "volée"















Une petite chapelle voisine offre des peintures (non surveillées) de la vie du prophète Eli..
très énigmatique, mais avec croix noires.















2. Le canyon de Tara.






 Le » plus profond après le Colorado ». 1300m de dénivelé. au fond du gouffre dont la route étroite suit les méandres. 
Autre méandre célèbre de la Tara.



Un peu trop vert et boisé.. « Les larmes de l’Europe ».  La plus longue rivière qui passe dans les régions massacrées.

Des eaux azurées et émeraude, on vante les délices du rafting, et sur le pont Djurdjevica, célèbre dans le conflit, maintenant un site pour exercices de haut niveau .






Maintenant on Zippe en travers..
L'arche centrale du  pont fut volontairement détruite pour
empêcher
l'avancée de l'ennemi, puis reconstruite.



















 Le Parc national ,  le  Biogradskagora:




Un parc national déjà sous la royauté de Nikola en 1878. 
Une foret « primaire » ; des espèces qu’on ne voit que sur les panneaux.  Le silence..
le lacs,  les sapins…petite pluie très fraiche.


3. Le Dormitor

Quelques montagnes, des lacs glaciaires, de vaches ou des sapins???
Autre parc patrimoine de l’Unesco, Nuits à Zabljac :  très « station de sports d’hiver », même en été. 


À quelques encablures, Les lacs glaciaires : paysages sublimes  de montagnettes rasées de près et vallons  :  
Rares cabanes pour l’estive de troupeaux. Quelques chevaux, apparence de vaches, et moutons en vrai.  On se croirait chez F’Murr et le Génie de Alpages.
Certains se font enterrer sur les terres de leurs pâturages.






la brume monte…troublant les sommets : la montagne de la selle émerge. 

Un lac parmi "18 autres".
Sur une hauteur, une « cimetière grec » : Quelques grosses dalles couvertes de lichens, en partie gravées de motifs assez indistincts.


Arcatures, croix grecque, ou byzantine selon? Du boulot pour les archéologues.

Enclos pour l'estive.

Troupeaux: en fait de troupeaux, nous bénéficions d'une visite de la ferme du très gros propriétaire de l'hôtel : des hangars vides, entre des tas de fumier. Trop tard pour la laiterie, la fabrication des fromages du "buffet" ; on risquerait d'introduire des  microbes.



Seule culture ( de pommes de terre?) à des kilomètres à la ronde. Le même propriétaire.
l’ autre face des montagnes: 
Le lac noir



Ballade sous une pluie serrée.  Crno Jezero.  vraiment très noir, le lac.

Photographier la pluie...





1416m d’altitude, en deux parties. On rentre trempés.

Petit froid du matin le lendemain, 6 degrés : des airs de Norvège. (déjà les fjords!)






"Bungalows",  encore un coup des envahisseurs ..

La descente de LA route ouest qui zigzague entre montagnes et autres torrents.
Une région très peu habitée, c’est peu dire. un canyon n’a été découvert que récemment.

Des habitats pour Trolls venus d'ailleurs, au détour d'un virage.
 Curieusement se sont des éoliennes, et pas des barrages, qui alimentent la ville industrielle de Niszik, capitale du chemin de fer.  Deux lignes s'y croisent, les usines aussi.
Confluents dans la plaine.






Une vision rapide sur la plaine  de Bjelopavlici à proximité du Monastère d’ Ostrog



Le plus important du continent slave orthodoxe. 









Enclavé dans sa falaise, la construction d’ Ostrog:  « du haut », Gornji Ostrog, a été augmentée pour les pèlerins  (par milliers et le commerce par millions). Certains montent les 9 kms à pied, pour les croyants; en bus pour les touristes.








Les familles de pèlerins (de toutes confessions)
campent sur la terrasse,  les foules prennent la file pour honorer les reliques de Saint Basile, l’ermite mort sur place en 1671, faiseur de miracles.
Les très belles fresques du XVIIè siècle  du peintre Radul, dans la chapelle rupestre sont interdites de photo, pas de cartes ni de book.
 De nouvelles mosaïques, dans la technique un peu frustre du fronton de Podgorica,  (deux ans d’âge au plus) servent de fond pour les selfies..



Le monastère d’en bas, construit et décoré au XIXè de fresques reprenant l’iconographie standard en actualise les figures.

Le temps n'a pas de prise..


Quelques objets incontournables, et un nouveau repas gargantuesque de jambons et fromages et plus…dans un décor ethnique. Le programme gastronomique du circuit est passé ici sous silence, (prise de poids conséquente). 


Les hommes au travail..








Et l’on passe une frontière avec la Serbie.



Des visions très semblables : quelques forteresses en ruine sur les sommets, une église orthodoxe au loin, une mosquée, des hommes à l’ombre sur une terrasse de café.

Puis la frontière de Croatie, petites vues de mer avant de retrouver Dubrovnik..  En boucle donc.  Et si l'on rentrait en Caravelle  plutôt qu'en Boeing...


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